Témoignage

Ils sont dans le parcours ecopaysans et ils témoignent...

       Dorothé 
      

 Je ne suis pas issue du monde agricole, j'ai tout d'abord une formation administrative, et j'ai travaillé une dizaine d'année dans le secteur culturel. Il y a quelques années, suite à un licenciement économique et à l'arrivée d'un 2° enfant, je me suis posé la question de ma reconversion professionnelle. J'ai toujours été attirée par le travail de la terre. De plus, j'ai un héritage lié aux jardins ouvriers assez fort par ma branche paternelle. Tout d'abord, ça a été la concrétisation d'un jardin collectif en 2006, puis la prise de conscience que je voulais produire plus u'animer...                                                                                      

La rencontre avec le parcours ECOPAYSAN à travers l'ADEAR a été décisive. Elle m'a permis de lever beaucoup de barrières, de me projeter dans une activité agricole en étant accompagnée, elle m'a donné un cadre et une position à partir de laquelle j'ai pu entrer dans "le monde paysan". Mon projet est extrêment diversifié, c'est un "micro-projet" qui n'entre pas dans les cases habituelles et qui ne bénéficie pas d'aides financières. Aujourd'hui je m'installe, en tant que cotisant solidaire. Je fais des plants pour les jardins des particuliers, j'envisage une quarantaine de poules pondeuses.

Seule, je pense que je n'aurais pas osé me lancer dans l'aventure.

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   Mathieu

    

 

 « S'installer comme paysan maraîcher en bio dans les Bouches-du-Rhône n'est pas une sinécure, surtout lorsqu'on a aucune expérience dans le domaine et la quarantaine passée... Et ce, même si l'on a la chance d'avoir des terres disponibles pour s'installer ! Ce qui est mon cas sur la commune de Venelles près d'Aix-en-Provence.

 Grâce à l'Association pour le développement de l'emploi agricole et rural (Adear), j'ai pu suivre le nouveau parcours "Eco-paysan". Il m'a permis d'acquérir quelques bases en agriculture biologique, d'effectuer un stage chez un maraîcher professionnel certifié en AB pour apprendre les secrets du métier ; et surtout, de démêler les arcanes de l'administration agricole pour créer mon entreprise, obtenir une subvention auprès du Conseil Général et lancer mes cultures de légumes biologiques diversifiés de saison destinés à une amap locale. Le tout en moins d'un an. Avec à la clés, un réseau de contacts professionnels dans la région et de très bonnes idées pour être autonome "énergétiquement" sur la ferme. Autrement dit : utiliser moins de carburant, moins de plastique, moins d'eau et davantage de matériaux écologiques. Bref devenir un "écopaysan" en Provence. »